Dirigeants d'entreprise

Salaire ou dividendes : que vous reste-t-il vraiment ?

Le même euro de résultat ne vous rapporte pas la même chose selon qu'il sort en rémunération ou en dividende, et votre statut de dirigeant renverse souvent la réponse. Nous chiffrons les deux voies après impôt. Le net n'est pourtant pas le seul critère : la rémunération ouvre des droits, le dividende n'en ouvre aucun.

Simulation en moins d'une minute, sans inscription

Simulation pédagogique fondée sur des hypothèses. Ne constitue ni un conseil personnalisé ni une offre. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Votre société et votre statut

Partez de ce que la société a gagné cette année AVANT de vous payer et avant l'impôt sur les sociétés : c'est la somme réellement disponible, et le seul point de départ qui rende salaire et dividendes comparables. Votre statut décide d'un seul seuil, celui des 10 %, qui ne concerne que le gérant majoritaire. Vos réponses restent sur cette page tant que vous ne demandez pas votre analyse.

Bénéfice de l'année, avant votre rémunération et avant impôt sur les sociétés

Chez votre expert-comptable : le résultat courant avant impôt, auquel vous ajoutez la rémunération de dirigeant déjà comptabilisée. Un ordre de grandeur suffit.

Vous dirigez une EURL ou une SARL (gérant majoritaire), ou une SAS ou SASU (président) ?

Gérant majoritaire d'EURL ou de SARL : vous relevez du régime des indépendants, avec des cotisations plus légères mais une protection sociale plus mince. Président de SAS ou de SASU : vous êtes assimilé salarié, avec des cotisations proches de celles d'un salarié. Le statut figure sur vos statuts de société ou votre Kbis.

Rémunération déjà versée cette année, après cotisations et avant impôt

Ce que vous avez déjà touché sur l'exercice. Nous le retirons du bénéfice à répartir (à son coût pour la société) et nous en tenons compte dans votre impôt. Laissez 0 si rien n'a encore été versé.

Questions fréquentes

Pourquoi partir du résultat de la société plutôt que des montants que j'envisage ?

Parce que deux montants saisis librement ne se comparent pas : ils ne coûtent pas la même chose à votre société. Une rémunération se déduit du résultat, donc elle échappe à l'impôt sur les sociétés, mais elle supporte des cotisations. Un dividende ne se déduit pas : il se prélève sur un résultat qui a déjà payé l'IS, puis il supporte le prélèvement forfaitaire et, si vous êtes gérant majoritaire, des cotisations au-delà d'un certain seuil. Nous partons donc du résultat de l'exercice avant votre rémunération et avant IS, et nous l'envoyons tout entier d'un côté, puis tout entier de l'autre. Les deux colonnes partent du même euro, et l'écart mesure alors quelque chose de réel.

Pourquoi mon statut change-t-il autant le résultat ?

À cause d'un seuil, et d'un seul. Pour un gérant majoritaire, la fraction des dividendes qui excède 10 % du capital social, des primes d'émission et des sommes inscrites en compte courant est soumise aux cotisations sociales et non aux seuls prélèvements sociaux (code de la sécurité sociale, art. L. 131-6-3). Le président de SAS n'est pas concerné : ses dividendes restent intégralement au prélèvement forfaitaire, quel que soit leur montant. C'est très souvent la seule et unique raison de préférer la SAS à l'EURL pour un dirigeant qui compte se rémunérer en dividendes. C'est aussi pourquoi le capital de votre société, que l'on croit sans importance une fois la structure créée, redevient une donnée d'arbitrage chaque année. À l'inverse, le président de SAS supporte des cotisations bien plus lourdes sur sa rémunération que le gérant majoritaire : le statut ne penche pas toujours du même côté, il déplace le curseur.

Le net est-il vraiment le bon critère ?

Non, et c'est le point le plus important de cette page. Notre chiffrage compare des NETS IMMÉDIATS, et rien d'autre. Il ne contient ni la retraite de base et complémentaire, ni la prévoyance, ni les indemnités journalières, ni l'assurance chômage lorsqu'elle est ouverte : autant de droits que la rémunération fait naître et que le dividende ne fait pas naître, parce qu'un dividende n'est pas un revenu du travail. Un dirigeant qui optimiserait à cent pour cent en dividendes pendant quinze ans afficherait chaque année un net supérieur, et le paierait à la retraite, sans aucune couverture entre-temps en cas d'arrêt de travail prolongé. Nous ne chiffrons pas ces droits, faute de pouvoir le faire honnêtement sans le détail de vos caisses et de vos points acquis, et nous préférons le dire plutôt que de produire un chiffre inventé. Quand les deux voies rendent le même net, notre simulateur retient d'ailleurs la rémunération, pour cette raison précise.

Pourquoi le meilleur résultat n'est-il presque jamais un extrême ?

Parce que les deux voies ne butent pas sur les mêmes seuils. L'impôt sur les sociétés franchit son taux réduit à 42 500 € de bénéfice ; le barème de l'impôt sur le revenu franchit ses tranches ailleurs, et selon la composition de votre foyer ; le seuil des 10 % du capital, lui, ne dépend ni de l'un ni de l'autre. Le point optimal se situe donc presque toujours dans un mélange des deux, et non à une extrémité. Notre moteur balaie les vingt et un mix possibles, de zéro à cent pour cent par pas de cinq points, et vous rend celui qui maximise votre net. Nous n'annonçons ce mélange que lorsqu'il rapporte plus de 500 € par an : en dessous, ce serait une fausse précision au regard de l'imprécision des taux de cotisations que nous appliquons.

Quelles sont les limites de ce chiffrage ?

Trois, et nous les affichons. D'abord, les taux de cotisations retenus sont des ORDRES DE GRANDEUR (45 % du revenu net pour un travailleur non salarié, 54 % de charges patronales et 22 % de charges salariales pour un assimilé salarié) et non des barèmes : les assiettes réelles varient selon le niveau de revenu, le secteur, la caisse et l'ancienneté de l'entreprise. Ils relèvent de l'appréciation du cabinet, et le bandeau de la page vous le signale. Ensuite, l'impôt sur le revenu est calculé sur votre revenu net imposable sans l'abattement de 10 % pour frais professionnels : ce parti pris défavorise la voie de la rémunération, l'écart réel lui est donc un peu plus favorable que celui affiché. Enfin, la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus, l'abattement de 40 % ouvert par l'option pour le barème, la CSG déductible de l'année suivante, la taxe sur les salaires et l'impôt sur la fortune immobilière sont hors périmètre. L'option pour le barème est d'ailleurs GLOBALE et ANNUELLE : elle vaut pour tous les revenus mobiliers de votre foyer, y compris ceux de votre conjoint : c'est une décision de foyer, pas l'arbitrage d'une ligne.

Ces calculs ont-ils été vérifiés ?

Ils sont recoupés contre les textes officiels : impôt sur les sociétés (art. 219), prélèvement forfaitaire et option barème (art. 200 A et 158), seuil des 10 % (code de la sécurité sociale, art. L. 131-6-3), barème de l'impôt sur le revenu (art. 197). Chaque cas de recoupement est consigné en test. Les taux de cotisations, eux, sont des ordres de grandeur du cabinet, pas un calcul de paie. Les fiches de barème sont en cours de signature par STRATEO Capital ; tant qu'elles ne le sont pas, la page l'affiche. Avant toute décision en assemblée, faites confirmer le chiffrage par l'expert-comptable de votre société : lui seul connaît vos assiettes réelles, votre convention collective et vos autres distributions de l'année.

Que contient l'analyse que vous adressez ?

Les trois options chiffrées ligne à ligne sur votre configuration (tout en rémunération, tout en dividendes, mix optimisé), la répartition à voter en assemblée, l'effet du seuil des 10 % sur votre capital tel qu'il est aujourd'hui, le régime de vos dividendes le plus favorable, l'incidence de votre statut si vous envisagez d'en changer, et la liste des droits sociaux que la voie du dividende ne vous ouvre pas, le seul angle qui manque à tous les comparateurs de net. Elle est établie à titre pédagogique et ne constitue pas un conseil personnalisé.